Dans les premiers temps, je ne parlais que de ça, je ne pouvais pas parler d’autre chose. C’était
irrépressible et  je m’excusais sans cesse de le faire.  


Les gens étaient pleins de  sollicitude  à mon égard,  prenant des précautions comme si j’avais été un objet fragile ou quelqu’un de malade. 


Une phrase revenait souvent : Rien n’est plus terrible  que de perdre un enfant ”.


Combien de fois l’ai-je entendue, cette phrase ? Elle pouvait me dédouaner de tout parce que j’avais subi ce qu’il y avait de pire.